collection | collection générale | S | STEFANINI Maria Faustina

STEFANINI Maria Faustina

[1899, Mulazzo, Italie — 1971, Béziers, France]

STEFANINI Maria Faustina. Sans titre. Vers 1970. Fusain sur note d'essence MobilOil. 18 x 10,6 cm

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STEFANINI Maria Faustina. Sans titre. Vers 1970. Fusain sur note d'essence MobilOil. 18 x 10,6 cm

STEFANINI Maria Faustina. Sans titre. Vers 1970. Fusain sur note d'essence MobilOil. 18 x 10,6 cm

STEFANINI Maria Faustina. Sans titre. Vers 1970. Fusain sur note d'essence MobilOil. 18 x 10,6 cm

STEFANINI Maria Faustina. Sans titre. Vers 1970. Fusain sur note d'essence MobilOil. 18 x 10,6 cm

STEFANINI Maria Faustina. Sans titre. Vers 1970. Fusain sur note d'essence MobilOil. 18 x 10,6 cm

STEFANINI Maria Faustina. Sans titre. Vers 1970. Fusain sur note d'essence MobilOil. 18 x 10,6 cm

STEFANINI Maria Faustina. Sans titre. Vers 1970. Fusain sur note d'essence MobilOil. 18 x 10,6 cm

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STEFANINI Maria Faustina

[1899, Mulazzo, Italie — 1971, Béziers, France]

Maria Faustina Stefanini passe son enfance en Italie avant que son père traverse les Alpes pour chercher une vie meilleure en France. Installé en Haute-Savoie, à Thônes, il y reprend un commerce où Mariette, son nom français, l’aide. Jeune femme au caractère libre, elle connaît plusieurs liaisons et donne naissance à deux enfants qu’elle abandonne à l’Assistance publique.
Sa vie change lorsqu’elle décide de devenir comédienne. À Paris, elle épouse le marquis de Thèze, qu’elle quitte rapidement. En représailles, celui-ci la fait arrêter à la fin de la Seconde Guerre mondiale pour espionnage. Après son incarcération à Nontron, elle retrouve la liberté et s’installe seule à Lamalou-les-Bains, dans l’Hérault.
Sans formation artistique connue, elle crée en un ou deux ans une œuvre maîtrisée et inventive d’environ trois cents dessins au fusain, souvent réalisés sur des factures Mobil Oil. Marqués par l’obsession de la déchéance physique, ces dessins semblent refléter son histoire personnelle dans un univers fiévreux et hallucinatoire ; sa famille évoque aussi sa proximité avec le milieu médiumnique.
Noël 1970, un papier sur sa porte indique : « Partie en voyage ». Intriguée, sa voisine fait forcer la serrure, trouve la marquise affaiblie et découvre avec stupéfaction tous les murs de son appartement recouverts de fresques dans le même style que ses petits dessins. Maria Faustina Stefanini meurt à l’hôpital quelques jours après.