Mariée et mère de sept enfants, Hélène Reimann mène d’abord une vie paisible en exerçant le métier de marchande de chaussures. La détérioration progressive de son état psychique conduit à son internement pour schizophrénie en 1938, peu avant la mise en place par le régime nazi du programme d’extermination des personnes atteintes de troubles psychiatriques, connu sous le nom d’Aktion T4. Elle échappe à ce programme grâce à l’intervention de l’une de ses filles, qui la cache.
En 1949, Hélène Reimann est admise à l’hôpital psychiatrique de Bayreuth. Vivant dans un profond repli sur elle-même, elle consacre l’essentiel de son temps au dessin. Son œuvre est principalement composée de représentations d’objets du quotidien — chaussures, robes, animaux, meubles, fleurs ou fruits — exécutées avec une grande minutie. Pendant de nombreuses années, elle doit dissimuler ses dessins sous son oreiller pour les protéger du personnel hospitalier, qui les détruit systématiquement lorsqu’ils sont découverts.
Par pays
- Angola
- Argentine
- Autriche
- Belgique
- Bénin
- Brésil
- Canada
- Chili
- Colombie
- Croatie
- Cuba
- République tchèque
- Finlande
- France
- Allemagne
- Guatemala
- Haïti
- Inde
- Iran
- Italie
- Jamaïque
- Japon
- Corée du Sud
- Mexique
- Maroc
- Namibie
- Pays-Bas
- Papouasie-Nouvelle-Guinée
- Pérou
- Philippines
- Pologne
- Portugal
- Russie
- Sénégal
- Serbie
- Espagne
- Suède
- Suisse
- Royaume-Uni
- États-Unis
- Uruguay
collection | collection générale | R | REIMANN Helene
REIMANN Helene
De quelles terribles épreuves le monde désincarné d’Helene Reimann est-il la trace ?
collection | collection générale | R | REIMANN Helene
REIMANN Helene
De quelles terribles épreuves le monde désincarné d’Helene Reimann est-il la trace ?



