Iwona Mysera n’a jamais appris à lire ni à écrire. Elle a pourtant inventé sa propre langue. À l’abri des regards, elle compose des milliers de lettres et de pages de textes sur des supports variés. Une fois achevées, ces œuvres sont souvent détruites, comme si l’acte d’écrire importait davantage que leur conservation.
Elle privilégie les agendas, les coupures de presse ou encore les cartes, supports qui semblent lui permettre de s’approprier le monde et d’en recomposer les traces. Son écriture, à la frontière entre dessin et langage, évoque une partition musicale ou une forme de notation organique, proche des tracés d’un électroencéphalogramme.
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