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TABIBUIA Chico, (Silva Francisco MORALES, dit)

[1936, Silva Jardim, Rio De Janeiro, Brésil — 2007, Casimiro De Abreu, Rio De Janeiro, Brésil]

TABIBUIA chico (da Silva Francisco MORALES, dit). Sans titre. Vers 1995. Sculpture en bois. 70 x 15 x 15 cm

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TABIBUIA chico (da Silva Francisco MORALES, dit). Sans titre. Vers 2000. Sculpture en bois. 
 206 x 40 x 50 cm

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TABIBUIA Chico, (Silva Francisco MORALES, dit)

[1936, Silva Jardim, Rio De Janeiro, Brésil — 2007, Casimiro De Abreu, Rio De Janeiro, Brésil]

Chico Tabibuia est issu d’une famille nombreuse : sa mère eut douze enfants de plusieurs pères. Arrière-petit-fils d’esclave, il travaille dès l’enfance et reste illettré, faute d’accès à l’instruction. Il exerce divers métiers — guide pour aveugles, éleveur, commerçant et bûcheron — avant de consacrer jusqu’en 1988 de longues journées au travail dans la Mata Atlântica pour subvenir aux besoins de ses seize enfants issus de trois unions.
Il ne se consacre pleinement à la sculpture qu’à quarante ans. Pourtant, enfant déjà, il façonne des figures jugées « indécentes » par son entourage. Autodidacte et isolé de toute tradition artisanale locale, il développe un langage plastique singulier, nourri par son imaginaire propre.
Son œuvre s’organise autour de la puissance génératrice du phallus, qui structure les formes : têtes, membres, corps humains ou animaux, ainsi que les attributs d’Exu, figure des carrefours et des transformations dans les traditions afro-brésiliennes. Ses sculptures hybrides abolissent les frontières entre masculin et féminin, humain et animal. Les figures réunissant un homme et une femme en un seul être évoquent l’unité des contraires, l’androgynie et la complémentarité de l’Animus et de l’Anima.