Junko Yamamoto a grandi en observant sa mère qui était couturière à la maison. À la fin des années 1990, l’un des amis de la famille qui possédait une entreprise de fabrication de feutre lui envoie une grande quantité de tissus. Intriguée, Junko Yamamoto sélectionne quelques morceaux de couleurs différentes et se lance dans la production d’objets du quotidien et de la vie ménagère tous en feutre : lampes, petits appareils électroménagers, fruits, légumes, vêtements. Elle a produit à ce jour plus de 1.000 œuvres qui se substituent au langage qui utilise les mots qu’elle ne possède pas.
A.C.M.
Enfant d’une grande timidité, Alfred Marié s’oriente vers le métier de peintre en bâtiment. Incité par un ami, il entre en 1968 à l’Ecole régionale supérieure d’expression plastique de Tourcoing, qu’il quitte au bout de cinq ans, détruisant alors les travaux qu’il y a réalisés. En 1974, il rencontre Corinne, qui devient sa compagne et un soutien nécessaire à son œuvre ainsi qu’en témoigne le nom d’artiste qu’il adopte : A.C.M. – Alfred Corinne Marié. Au bout de deux ans d’errance, le couple s’installe dans la maison familiale d’Alfred, à l’abandon depuis plusieurs années. Tout en la reconstruisant, A.C.M. reprend son travail artistique et investit l’atelier de son père, un ancien tisserand. Il sélectionne d’abord des pièces extraites de vieilles machines à écrire, réveils, transistors, ou composants électroniques, fils électriques, etc., puis, après les avoir nettoyés, il les métamorphose à l’acide et les oxyde pour les assembler par collage. Il bâtit ainsi des architectures, sortes de cathédrales ou de bateaux, des labyrinthes peuplés de miroirs.



