RAMIREZ martin

1895 . jalisco . méxique

1963 . auburn . californie. états-unis

RAMIREZ.Martin.1912

Dans l’espoir de trouver un emploi qui puisse nourrir sa famille, Martín Ramírez émigre à l’âge de trente ans aux États-Unis. En Californie du Nord, il travaille dans les mines et à la construction de voies de chemin de fer. Mais la guerre des Cristeros éclate alors au Mexique : sa propriété est détruite, Martín Ramírez perd les animaux qu’il y élevait, et à la suite d’un malentendu se brouille définitivement avec sa famille. Déjà sujet à des troubles psychiques, il est interné en 1931 à l’hôpital psychiatrique de Stockton State, d’où il s’échappe à plusieurs reprises pour y revenir chaque fois de son plein gré. Il y commence à dessiner en 1935. Tuberculeux, il est transféré en 1948 au DeWitt State Hospital à Auburn. C’est grâce à l’intervention de l’artiste et professeur de psychologie Tarmo Pasto que sa production est alors préservée. Martín Ramírez dessine sur des morceaux de papier récupérés et assemblés par ses soins, sur lesquels il étale une pâte de couleur confectionnée à base de crayons, charbon, jus de fruits, cire à chaussures, salive et parfois de ses propres expectorations. Son œuvre, à la fois narrative et abstraite, circonscrit tout en les détournant des représentations de sa culture (le bandito mexicain, la madone, les animaux des forêts, le train, etc.) dans des entrelacs formels.

A.C.M.

1951 . hargicourt . france

2023 . hargincourt . france

ACM.1491

ACM.1492  ACM.1087

Enfant d’une grande timidité, Alfred Marié s’oriente vers le métier de peintre en bâtiment. Incité par un ami, il entre en 1968 à l’Ecole régionale supérieure d’expression plastique de Tourcoing, qu’il quitte au bout de cinq ans, détruisant alors les travaux qu’il y a réalisés. En 1974, il rencontre Corinne, qui devient sa compagne et un soutien nécessaire à son œuvre ainsi qu’en témoigne le nom d’artiste qu’il adopte : A.C.M. – Alfred Corinne Marié. Au bout de deux ans d’errance, le couple s’installe dans la maison familiale d’Alfred, à l’abandon depuis plusieurs années. Tout en la reconstruisant, A.C.M. reprend son travail artistique et investit l’atelier de son père, un ancien tisserand. Il sélectionne d’abord des pièces extraites de vieilles machines à écrire, réveils, transistors, ou composants électroniques, fils électriques, etc., puis, après les avoir nettoyés, il les métamorphose à l’acide et les oxyde pour les assembler par collage. Il bâtit ainsi des architectures, sortes de cathédrales ou de bateaux, des labyrinthes peuplés de miroirs.