Vlasta Kodrikova naît et grandit dans une famille qui entretient un lien étroit avec le spiritisme depuis deux générations. Mariée, mère au foyer, elle élève ses enfants. Une première période d’activité créatrice commence avant leur naissance, entre les années 1950 et 1960. Ses dessins, que Vlasta Kodrikova signe du nom de « Tulak » (le Vagabond), présentent des formes amibiennes ou planes, librement géométriques, souvent accompagnées de détails ornementaux. Interrompue par la maternité, la nécessité de dessiner ressurgit pour donner naissance à des figures monochromes, purement géométriques, linéaires, à la symétrie parfaite et déclinant une ornementation personnelle.
A.C.M.
Enfant d’une grande timidité, Alfred Marié s’oriente vers le métier de peintre en bâtiment. Incité par un ami, il entre en 1968 à l’Ecole régionale supérieure d’expression plastique de Tourcoing, qu’il quitte au bout de cinq ans, détruisant alors les travaux qu’il y a réalisés. En 1974, il rencontre Corinne, qui devient sa compagne et un soutien nécessaire à son œuvre ainsi qu’en témoigne le nom d’artiste qu’il adopte : A.C.M. – Alfred Corinne Marié. Au bout de deux ans d’errance, le couple s’installe dans la maison familiale d’Alfred, à l’abandon depuis plusieurs années. Tout en la reconstruisant, A.C.M. reprend son travail artistique et investit l’atelier de son père, un ancien tisserand. Il sélectionne d’abord des pièces extraites de vieilles machines à écrire, réveils, transistors, ou composants électroniques, fils électriques, etc., puis, après les avoir nettoyés, il les métamorphose à l’acide et les oxyde pour les assembler par collage. Il bâtit ainsi des architectures, sortes de cathédrales ou de bateaux, des labyrinthes peuplés de miroirs.



