BARCELLA christophe

1968 . vernon . france

BARCELLA Christophe . 3037-3038

Christophe Barcella grandit au sein d’une famille ouvrière aux racines multiculturelles complexes qui lui donne le goût de la recherche de ses origines et des voyages. Vers l’âge de huit ans, il feuillette inlassablement les Larousse illustrés fasciné par les cartes du monde et les personnages historiques, il joue les détectives dans l’espace et le temps dans le secret de sa chambre. Tandis que passion des fouilles archéologiques et incursions dans la généalogie familiale assouvissent sa soif d’investigations, il transpose sa quête dans les plans de cités imaginaires qu’il dessine par dizaines et agrémente d’éléments d’architecture. Il les consigne dans des carnets et va jusqu’à déployer des mégapoles idéales grand format sur des feuilles A4 qu’il assemble à mesure que ses cités grandissent. Ce besoin viscéral de « cartographier » se transformera au fil des ans en forme de méditation et, avec la peinture, les cartes de ville deviendront plans-reliefs picturaux au cours de son adolescence. Devenu adulte, partagé entre rationalisme scientifique et explorations artistiques, Christophe Barcella opte pour une carrière de consultant international en recherche pharmaceutique sans jamais cesser de créer ses plans de villes utopiques.

A.C.M.

1951 . hargicourt . france

2023 . hargincourt . france

ACM.1491

ACM.1492  ACM.1087

Enfant d’une grande timidité, Alfred Marié s’oriente vers le métier de peintre en bâtiment. Incité par un ami, il entre en 1968 à l’Ecole régionale supérieure d’expression plastique de Tourcoing, qu’il quitte au bout de cinq ans, détruisant alors les travaux qu’il y a réalisés. En 1974, il rencontre Corinne, qui devient sa compagne et un soutien nécessaire à son œuvre ainsi qu’en témoigne le nom d’artiste qu’il adopte : A.C.M. – Alfred Corinne Marié. Au bout de deux ans d’errance, le couple s’installe dans la maison familiale d’Alfred, à l’abandon depuis plusieurs années. Tout en la reconstruisant, A.C.M. reprend son travail artistique et investit l’atelier de son père, un ancien tisserand. Il sélectionne d’abord des pièces extraites de vieilles machines à écrire, réveils, transistors, ou composants électroniques, fils électriques, etc., puis, après les avoir nettoyés, il les métamorphose à l’acide et les oxyde pour les assembler par collage. Il bâtit ainsi des architectures, sortes de cathédrales ou de bateaux, des labyrinthes peuplés de miroirs.