Guillaume Pujolle travaille dès l’adolescence dans l’atelier d’ébénisterie de son père, joueur et endetté. En 1913, il s’engage dans l’armée et reste mobilisé jusqu’à la fin de la Première Guerre mondiale. En 1924, il se marie et devient douanier à Metz. Tyran domestique et jaloux, il terrorise sa femme. En 1926, une tentative de suicide le conduit à l’hôpital. De retour, il est victime d’hallucinations et menace son épouse. Il est alors définitivement interné à l’hôpital psychiatrique de Toulouse, où sa femme obtient l’autorisation d’exercer comme infirmière.
Pujolle commence à dessiner en 1935, s’inspirant des journaux. Outre l’encre et la gouache, il utilise des produits pharmaceutiques comme la teinture d’iode ou le mercurochrome. Son matériel, conservé dans un coffret en bois fermé à clé, se résume à un compas, une règle et des pinceaux faits de ses propres cheveux. Son univers fantastique, peuplé d’oiseaux de nuit et de personnages étranges, est animé de mouvements tourbillonnants et d’une menace omniprésente.
À l’instigation du docteur Gaston Ferdière, le psychiatre Jean Dequeker consacre en 1948 une thèse à Pujolle, intitulée Monographie d’un psychopathe dessinateur : étude de son style.
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collection | collection générale | P | PUJOLLE Guillaume
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PUJOLLE Guillaume
Du trait flammé-ondulé de Guillaume Pujolle naît un opéra calligraphiq
