André Jean Maillaud est le fils de Jean Arthur Maillaud (1864-1911), ancien militaire travaillant dans les finances publiques après un accident survenu en 1891, et de Léa Ernestine Binet (1886-1962). Marié en 1909, le couple eut plusieurs enfants : André Jean, Andrée Jeanne (1906-1911) et Yvon Jean (1907-1960), concierge d’hôtel à Paris. Une autre sœur, Yvonne, est évoquée dans les écrits d’André Jean Maillaud, sans que son existence ait pu être confirmée par les archives.
André Jean Maillaud semble avoir vécu l’essentiel de sa vie à Paris, notamment au 34 rue Popincourt (XIᵉ arrondissement), au moins à partir de 1930. Après son service militaire dans l’infanterie, il exerce le métier de graveur sur verre. Aucun mariage ni descendance ne sont attestés.
Trouvée sur un trottoir, alors qu’elle était promise à la poubelle, cet ensemble se compose de plus d’une centaine de dessins au crayon de couleur et de sept cahiers manuscrits. Les documents les plus anciens, datés de 1955, témoignent de souffrances physiques et psychiques intenses. À partir des années 1960 se développe un récit délirant structuré dans lequel l’auteur se pense héritier des rois de France, s’identifiant notamment à Louis XV.
Ses écrits révèlent également un intérêt marqué pour le cinéma, le jeu d’échecs et, plus largement, pour les jeux de langage. L’ensemble forme un dispositif singulier où s’entrelacent texte et image, mémoire personnelle et références historiques, avec une présence récurrente de la Seconde Guerre mondiale.
Il n’est pas établi qu’André Jean Maillaud ait fait l’objet d’un internement psychiatrique.
Toutefois, certaines mentions présentes dans ses dessins laissent supposer, sans certitude, un possible internement administratif à l’hôpital Sainte-Anne en 1940.