Né en Espagne dans une famille d’agriculteurs, Miguel Hernández émigre au Brésil à 19 ans, où il cumule divers métiers et commence ses activités militantes. De retour en Europe vers 30 ans, il collabore à des revues anarchistes, participe à la propagande antimilitariste et est emprisonné à plusieurs reprises, dessinant pendant ses détentions.
La guerre civile oblige son couple à fuir pour la France ; avant leur internement dans un camp de réfugiés, il demande à sa femme de retourner en Espagne : ils ne se reverront jamais. Installé à Paris après la Libération, il vit dans la misère tout en poursuivant son engagement politique et artistique. Administrateur du journal España Libre, il consacre ses œuvres aux images de l’Espagne, du monde ouvrier et paysan, à des spirales angoissantes et à des femmes fantomatiques évoquant son épouse.
Présentée dès 1947 par Michel Tapié et Jean Dubuffet, son œuvre mêle engagement et poésie visuelle.

