Née dans le Brabant wallon, Martha Grünenwaldt passe son enfance à accompagner son père, musicien ambulant, au violon, et fréquente peu l’école. À vingt-trois ans, elle se marie avec un musicien et travaille en usine jusqu’à la naissance de leur fille. Après quatre années de mariage, elle quitte le foyer avec son enfant et mène une vie d’errance, jouant du violon aux terrasses des cafés.
En 1940, son époux lui reprend la garde de leur fille. Martha Grünenwaldt trouve alors un emploi de domestique dans un château, où elle se voit interdite de toucher à son instrument. Ce n’est qu’en 1968, lorsque sa fille l’installe chez elle, qu’elle retrouve un certain cadre de vie.
A soixante et onze ans elle se met à dessiner. Travaillant souvent au verso d’affiches et de papiers peints récupérés, elle représente exclusivement des figures féminines se transformant en fleurs et en animaux.










