SCHÖPKE philipp

1921 . erlach . autriche

1998 . hôpital psychiatrique de gugging . autriche

SCHOPKE.Philipp.1171 SCHOPKE.Philipp.0161

Élève laborieux à l’école primaire, Philippe Schöpke devient ouvrier agricole, mais ne parvient pas à s’intégrer socialement, se faisant traiter d’« idiot » par ses camarades. Ses démarches pour être engagé dans l’armée allemande l’amènent à découvrir qu’il souffre d’une psychose maniaco-dépressive. Définitivement interné en 1956, il se met alors à dessiner et devient pensionnaire de la Maison des artistes de Gugging*. Les figures humaines qu’il dessine, comme passées aux rayons X, présentent des corps rachitiques, vulnérables, des têtes disproportionnées. Philipp Schöpke signe toujours ses dessins et, dans la plupart des cas, indique le nom de la personne dessinée ou son sexe et son âge.

A.C.M.

1951 . hargicourt . france

2023 . hargincourt . france

ACM.1491

ACM.1492  ACM.1087

Enfant d’une grande timidité, Alfred Marié s’oriente vers le métier de peintre en bâtiment. Incité par un ami, il entre en 1968 à l’Ecole régionale supérieure d’expression plastique de Tourcoing, qu’il quitte au bout de cinq ans, détruisant alors les travaux qu’il y a réalisés. En 1974, il rencontre Corinne, qui devient sa compagne et un soutien nécessaire à son œuvre ainsi qu’en témoigne le nom d’artiste qu’il adopte : A.C.M. – Alfred Corinne Marié. Au bout de deux ans d’errance, le couple s’installe dans la maison familiale d’Alfred, à l’abandon depuis plusieurs années. Tout en la reconstruisant, A.C.M. reprend son travail artistique et investit l’atelier de son père, un ancien tisserand. Il sélectionne d’abord des pièces extraites de vieilles machines à écrire, réveils, transistors, ou composants électroniques, fils électriques, etc., puis, après les avoir nettoyés, il les métamorphose à l’acide et les oxyde pour les assembler par collage. Il bâtit ainsi des architectures, sortes de cathédrales ou de bateaux, des labyrinthes peuplés de miroirs.