Adolescent, Boris Santamaria mène une vie de hippie et d’adepte des mouvements Rock/Punk de la ville. En conflit avec son père il quitte sa famille et devient sdf, il sombre dans l’alcool et la drogue; en 2006 il est diagnostiqué séropositif. Il commence à cette époque à dessiner. Ses dessins et ses interventions sur photos montrent le plus souvent des visages d’hommes, de femmes et d’enfants transformés en personnages diaboliques, agressifs, ironiques et stigmatisés par la souffrance, le sang et les larmes sont représentés de manière compulsive. Les conflits politiques et sociaux de Cuba et du monde nourrissent ses représentations. Aujourd’hui, il vit toujours dans les rues de La Havane animé par un sentiment de révolte et de rébellion qui semblent le maintenir et lui donner l’énergie de vivre.
A.C.M.
Enfant d’une grande timidité, Alfred Marié s’oriente vers le métier de peintre en bâtiment. Incité par un ami, il entre en 1968 à l’Ecole régionale supérieure d’expression plastique de Tourcoing, qu’il quitte au bout de cinq ans, détruisant alors les travaux qu’il y a réalisés. En 1974, il rencontre Corinne, qui devient sa compagne et un soutien nécessaire à son œuvre ainsi qu’en témoigne le nom d’artiste qu’il adopte : A.C.M. – Alfred Corinne Marié. Au bout de deux ans d’errance, le couple s’installe dans la maison familiale d’Alfred, à l’abandon depuis plusieurs années. Tout en la reconstruisant, A.C.M. reprend son travail artistique et investit l’atelier de son père, un ancien tisserand. Il sélectionne d’abord des pièces extraites de vieilles machines à écrire, réveils, transistors, ou composants électroniques, fils électriques, etc., puis, après les avoir nettoyés, il les métamorphose à l’acide et les oxyde pour les assembler par collage. Il bâtit ainsi des architectures, sortes de cathédrales ou de bateaux, des labyrinthes peuplés de miroirs.












