William Carlton Rice déclare que dieu l’a guéri d’un ulcère à l’estomac dans la nuit du 24 avril 1960. C’est à partir de cette révélation, qu’il décide de consacrer sa vie a créer son « Cross Garden », son jardin peuplé de centaines de croix peintes en blanc et portant des inscriptions en noir et rouge, à la gloire du Dieu sauveur. Sa maison entourée d’un hectare environ de terrain située au bord de la route menant à Prattville en Alabama devient en quelques décennies un lieu célèbre et visité. Aux croix s’ajoutent de nombreux panneaux en bois et métal aux apostrophes menaçant le pécheur de bruler en enfer. Pour autant, Rice était un homme affable qui recevait volontiers les visiteurs dans l’espoir de les sauver des ténèbres. Depuis sa mort, sa famille continue à entretenir ce lieu.
A.C.M.
Enfant d’une grande timidité, Alfred Marié s’oriente vers le métier de peintre en bâtiment. Incité par un ami, il entre en 1968 à l’Ecole régionale supérieure d’expression plastique de Tourcoing, qu’il quitte au bout de cinq ans, détruisant alors les travaux qu’il y a réalisés. En 1974, il rencontre Corinne, qui devient sa compagne et un soutien nécessaire à son œuvre ainsi qu’en témoigne le nom d’artiste qu’il adopte : A.C.M. – Alfred Corinne Marié. Au bout de deux ans d’errance, le couple s’installe dans la maison familiale d’Alfred, à l’abandon depuis plusieurs années. Tout en la reconstruisant, A.C.M. reprend son travail artistique et investit l’atelier de son père, un ancien tisserand. Il sélectionne d’abord des pièces extraites de vieilles machines à écrire, réveils, transistors, ou composants électroniques, fils électriques, etc., puis, après les avoir nettoyés, il les métamorphose à l’acide et les oxyde pour les assembler par collage. Il bâtit ainsi des architectures, sortes de cathédrales ou de bateaux, des labyrinthes peuplés de miroirs.



