PROUZA ota

1959 . république tchèque

prouza-opa-3661

Depuis plus de 50 ans, Ota Prouza vit à Brtníky en Bohême du nord dans une institution pour handicapés mentaux, il ne sais pas ni lire ni écrire. Bien que vivant dans un cadre rural entouré de champs et de forêts il est fasciné par l’agitation des grandes villes – les autoroutes, les chemins de fer et tout ce qui est associé à l’infrastructure urbaine. Il achète régulièrement des livres, des calendriers et des magazines reproduisant des villes. A travers son œuvre on le sent envoûté par la civilisation d’un autre monde qu’il semble observer comme un oiseau. Des animaux et particulièrement des frelons habitent la cime des arbres et dominent des entrelas architecturaux futuristes. Il dessine au crayon, aux marqueurs et au stylo sur des feuilles de papier qu’il colle ensemble pour former des bandes qui s’étendent sur plusieurs mètres. Son spectre de couleur dépend de son humeur ou de ce qui se passe autour de lui. Il passe souvent plusieurs semaines à travailler sur un seul dessin.

A.C.M.

1951 . hargicourt . france

2023 . hargincourt . france

ACM.1491

ACM.1492  ACM.1087

Enfant d’une grande timidité, Alfred Marié s’oriente vers le métier de peintre en bâtiment. Incité par un ami, il entre en 1968 à l’Ecole régionale supérieure d’expression plastique de Tourcoing, qu’il quitte au bout de cinq ans, détruisant alors les travaux qu’il y a réalisés. En 1974, il rencontre Corinne, qui devient sa compagne et un soutien nécessaire à son œuvre ainsi qu’en témoigne le nom d’artiste qu’il adopte : A.C.M. – Alfred Corinne Marié. Au bout de deux ans d’errance, le couple s’installe dans la maison familiale d’Alfred, à l’abandon depuis plusieurs années. Tout en la reconstruisant, A.C.M. reprend son travail artistique et investit l’atelier de son père, un ancien tisserand. Il sélectionne d’abord des pièces extraites de vieilles machines à écrire, réveils, transistors, ou composants électroniques, fils électriques, etc., puis, après les avoir nettoyés, il les métamorphose à l’acide et les oxyde pour les assembler par collage. Il bâtit ainsi des architectures, sortes de cathédrales ou de bateaux, des labyrinthes peuplés de miroirs.