HERNANDEZ miguel

1893 . avila . espagne

1957 . paris . france

HERNANDEZ.Miguel.0869

HERNANDEZ.Miguel.0114

Né dans une famille d’agriculteurs, Miguel Hernandez rêve de devenir planteur de café au Brésil, où il émigre à dix-neuf ans. Il y accumule les métiers et finit par s’installer à Rio comme cuisinier. C’est là qu’il commence ses activités militantes et rejoint un petit groupe de révolutionnaires. De retour en Europe, il collabore à des revues anarchistes et participe à la propagande antimilitariste. Ardent militant, il est emprisonné à plusieurs reprises – pendant ces passages en prison, il dessine. Il se marie en 1938. La guerre civile l’oblige à fuir l’Espagne pour la France : il s’y retrouve interné dans un camp de réfugiés avec son épouse, qu’il préfère renvoyer dans leur pays – ils ne se reverront plus. Installé à Paris après la Libération, Miguel Hernandez vit dans la misère mais poursuit son combat politique. Administrateur du journal España libre, il consacre le reste de son temps à sa production artistique. Son œuvre est habitée par des images de l’Espagne, du monde ouvrier et paysan, inscrites dans des spirales angoissantes, ou des femmes fantomatiques.

A.C.M.

1951 . hargicourt . france

2023 . hargincourt . france

ACM.1491

ACM.1492  ACM.1087

Enfant d’une grande timidité, Alfred Marié s’oriente vers le métier de peintre en bâtiment. Incité par un ami, il entre en 1968 à l’Ecole régionale supérieure d’expression plastique de Tourcoing, qu’il quitte au bout de cinq ans, détruisant alors les travaux qu’il y a réalisés. En 1974, il rencontre Corinne, qui devient sa compagne et un soutien nécessaire à son œuvre ainsi qu’en témoigne le nom d’artiste qu’il adopte : A.C.M. – Alfred Corinne Marié. Au bout de deux ans d’errance, le couple s’installe dans la maison familiale d’Alfred, à l’abandon depuis plusieurs années. Tout en la reconstruisant, A.C.M. reprend son travail artistique et investit l’atelier de son père, un ancien tisserand. Il sélectionne d’abord des pièces extraites de vieilles machines à écrire, réveils, transistors, ou composants électroniques, fils électriques, etc., puis, après les avoir nettoyés, il les métamorphose à l’acide et les oxyde pour les assembler par collage. Il bâtit ainsi des architectures, sortes de cathédrales ou de bateaux, des labyrinthes peuplés de miroirs.