L’année 1925 est déterminante dans la vie de Margarethe Held : elle entre en contact avec l’au-delà et communique avec son mari et son père défunts. Vingt-cinq ans plus tard, elle commence à dessiner et réalise en quatre mois quatre cents dessins au pastel, tous dictés par les esprits. À travers eux, Shiva lui ordonne de communiquer aux mortels que l’univers renferme des secrets, que chaque être possède une destinée et qu’il n’y a pas de hasard. Margarethe Held reçoit ensuite d’autres ordres de sa part : écrire un livre, y noter ses messages reçus et ses voyages sur diverses planètes.
Parmi les visages qu’elle dessine (morts, dieux, esprits et elfes), on trouve les « bons morts », qui possèdent une force magique et protectrice, les « méchants morts », qui provoquent malheurs et catastrophes, mais aussi des elfes masculins ou féminins, qui aident les gens dans leur travail.
A.C.M.
Enfant d’une grande timidité, Alfred Marié s’oriente vers le métier de peintre en bâtiment. Incité par un ami, il entre en 1968 à l’Ecole régionale supérieure d’expression plastique de Tourcoing, qu’il quitte au bout de cinq ans, détruisant alors les travaux qu’il y a réalisés. En 1974, il rencontre Corinne, qui devient sa compagne et un soutien nécessaire à son œuvre ainsi qu’en témoigne le nom d’artiste qu’il adopte : A.C.M. – Alfred Corinne Marié. Au bout de deux ans d’errance, le couple s’installe dans la maison familiale d’Alfred, à l’abandon depuis plusieurs années. Tout en la reconstruisant, A.C.M. reprend son travail artistique et investit l’atelier de son père, un ancien tisserand. Il sélectionne d’abord des pièces extraites de vieilles machines à écrire, réveils, transistors, ou composants électroniques, fils électriques, etc., puis, après les avoir nettoyés, il les métamorphose à l’acide et les oxyde pour les assembler par collage. Il bâtit ainsi des architectures, sortes de cathédrales ou de bateaux, des labyrinthes peuplés de miroirs.



