CREPIN fleury-joseph

1875 . hénin-liétard . france

1948 . montigny-en-gohelle . france

CREPIN.Fleury-Joseph.1504CREPIN.Fleury-Joseph.0107CREPIN.Fleury-Joseph.0880CREPIN.Fleury-Joseph.1503bis

 

Marié et père de deux filles, Fleury-Joseph Crépin est successivement puisatier, plombier-zingueur et quincaillier avant de créer sa propre entreprise. En 1930, il fait la connaissance du médium, peintre et voyant Victor Simon, qui l’initie au spiritisme. L’année suivante, il devient guérisseur, capable de traiter à distance et par télépathie. En 1938, alors qu’il recopie une partition musicale sur un cahier d’écolier (il est passionné de musique depuis toujours), il réalise sa première improvisation graphique, sa main se laissant guider par la seule symétrie du quadrillage. Inspiré par ses anges gardiens, il produit ainsi, en neuf ans, trois cent quarante-cinq tableaux – des huiles sur toile peintes d’après des esquisses dessinées, puis transposées et agrandies à l’aide d’un compas, d’une règle et d’un mètre. D’une symétrie hypnotique et d’une perfection quasi mécanique, ses architectures sont composées de gouttes perlées, parfaitement calibrées, dont l’exécution suit une technique restée secrète. Ses tableaux, pensait-il, pouvaient sauver le monde. Sa prédiction selon laquelle la Seconde Guerre mondiale prendrait fin avec l’achèvement de sa trois-centième peinture s’est effectivement réalisée.

A.C.M.

1951 . hargicourt . france

2023 . hargincourt . france

ACM.1491

ACM.1492  ACM.1087

Enfant d’une grande timidité, Alfred Marié s’oriente vers le métier de peintre en bâtiment. Incité par un ami, il entre en 1968 à l’Ecole régionale supérieure d’expression plastique de Tourcoing, qu’il quitte au bout de cinq ans, détruisant alors les travaux qu’il y a réalisés. En 1974, il rencontre Corinne, qui devient sa compagne et un soutien nécessaire à son œuvre ainsi qu’en témoigne le nom d’artiste qu’il adopte : A.C.M. – Alfred Corinne Marié. Au bout de deux ans d’errance, le couple s’installe dans la maison familiale d’Alfred, à l’abandon depuis plusieurs années. Tout en la reconstruisant, A.C.M. reprend son travail artistique et investit l’atelier de son père, un ancien tisserand. Il sélectionne d’abord des pièces extraites de vieilles machines à écrire, réveils, transistors, ou composants électroniques, fils électriques, etc., puis, après les avoir nettoyés, il les métamorphose à l’acide et les oxyde pour les assembler par collage. Il bâtit ainsi des architectures, sortes de cathédrales ou de bateaux, des labyrinthes peuplés de miroirs.