BRAZ albino

1893 . jaboticabal . brésil

1950 . hôpital psychiatrique de juqueri . brésil

BRAZ.Albino.1433

BRAZ.Albino.1434

De la vie d’Albino Braz avant son internement pour schizophrénie en 1934 à l’hôpital psychiatrique de Juqueri, on sait seulement ceci : il est d’origine italienne – son nom italien serait Braggio, (information communiquée par un collectionneur mais non vérifiée) – et a été marié. Son dossier médical indique qu’il commence à dessiner dès son arrivée ; que, souvent agité, expansif et irritable, il affirme descendre d’hommes et de femmes illustres et revendique une riche activité intellectuelle malgré une instruction rudimentaire. Ses dessins s’inspirent du cirque et représentent des figures humaines et des animaux au regard de biais, dont le corps tendu à l’extrême semble pétrifié à jamais ou prêt à nous sauter à la gorge.

A.C.M.

1951 . hargicourt . france

2023 . hargincourt . france

ACM.1491

ACM.1492  ACM.1087

Enfant d’une grande timidité, Alfred Marié s’oriente vers le métier de peintre en bâtiment. Incité par un ami, il entre en 1968 à l’Ecole régionale supérieure d’expression plastique de Tourcoing, qu’il quitte au bout de cinq ans, détruisant alors les travaux qu’il y a réalisés. En 1974, il rencontre Corinne, qui devient sa compagne et un soutien nécessaire à son œuvre ainsi qu’en témoigne le nom d’artiste qu’il adopte : A.C.M. – Alfred Corinne Marié. Au bout de deux ans d’errance, le couple s’installe dans la maison familiale d’Alfred, à l’abandon depuis plusieurs années. Tout en la reconstruisant, A.C.M. reprend son travail artistique et investit l’atelier de son père, un ancien tisserand. Il sélectionne d’abord des pièces extraites de vieilles machines à écrire, réveils, transistors, ou composants électroniques, fils électriques, etc., puis, après les avoir nettoyés, il les métamorphose à l’acide et les oxyde pour les assembler par collage. Il bâtit ainsi des architectures, sortes de cathédrales ou de bateaux, des labyrinthes peuplés de miroirs.