BENDER van adelhyd

1950 . bruchsal . allemagne

2014 . berlin . allemagne

BENDER Adelhyd van 2956-5

BENDER Adelhyd van 2956-4 BENDER Adelhyd van 2956-3 BENDER Adelhyd van 2956-2 BENDER Adelhyd van 2956-1 BENDER Adelhyd van 2955-2 BENDER Adelhyd van 2955-1

À 15 ans, après la séparation de ses parents, Adelhyd van Bender est placé dans un foyer pour mineurs où il apprend le métier d’électricien. En 1968, il déménage à Berlin et exerce sa profession. En 1974, il suit les cours du soir pour obtenir son baccalauréat et en octobre de la même année, il est admis à l’HdK Berlin (Université des Arts de Berlin), où il étudie pendant deux ans. En 1976, radié de l’université et après avoir été expulsé de son appartement, il se rend en Angleterre, à la recherche de ses racines aristocratiques, un épisode qui le conduit à désormais se nommer Adelhyd van Bender. L’année suivante, de retour à Berlin il se consacre tout entier à son activité artistique, mais en 1987, l’incendie de son appartement détruit une grande partie de son travail. Cette période dramatique transforme radicalement son regard sur le monde et son style artistique, il se pense dès lors investi d’une mission – une corvée dit-il – dictée par une autorité supérieure. Dans son accumulation obsessive Adelhyd van Bender produit alors 2000 classeurs comprenant chacun entre 200 et 250 pages de collages composés de formes géométriques, de champs de couleurs, de graphismes et de formules mathématiques et physiques qu’il photocopie puis sur lesquelles il ré intervient. Adelhyd van Bender pense être doté d’un utérus, qui contient un « secret atomique ». Le cube, associé au symbole de la Kaaba, le cube noir de la Mecque sont des formes récurantes de son travail ainsi que les constellations planétaires, les roquettes et les torpilles. Avec ce travail abondant de 450.000 pages produit en 25 ans Adelhyd van Bender semble avoir réussi à contenir le chaos.

La collection abcd conserve 2 classeurs:

N°5 / 1999-2014 / 220 pages / techniques mixtes / 42 x 30 cm et 30 x 21 cm / dans un classeur
N°18 / 1999-2014 / 200 pages / techniques mixtes / 42 x 30 cm et 30 x 21 cm / dans un classeur

A.C.M.

1951 . hargicourt . france

2023 . hargincourt . france

ACM.1491

ACM.1492  ACM.1087

Enfant d’une grande timidité, Alfred Marié s’oriente vers le métier de peintre en bâtiment. Incité par un ami, il entre en 1968 à l’Ecole régionale supérieure d’expression plastique de Tourcoing, qu’il quitte au bout de cinq ans, détruisant alors les travaux qu’il y a réalisés. En 1974, il rencontre Corinne, qui devient sa compagne et un soutien nécessaire à son œuvre ainsi qu’en témoigne le nom d’artiste qu’il adopte : A.C.M. – Alfred Corinne Marié. Au bout de deux ans d’errance, le couple s’installe dans la maison familiale d’Alfred, à l’abandon depuis plusieurs années. Tout en la reconstruisant, A.C.M. reprend son travail artistique et investit l’atelier de son père, un ancien tisserand. Il sélectionne d’abord des pièces extraites de vieilles machines à écrire, réveils, transistors, ou composants électroniques, fils électriques, etc., puis, après les avoir nettoyés, il les métamorphose à l’acide et les oxyde pour les assembler par collage. Il bâtit ainsi des architectures, sortes de cathédrales ou de bateaux, des labyrinthes peuplés de miroirs.