ANGKASAPURA noviadi 

25 novembre 1979 . jayapura . province d'irian jaya, papouasie nouvelle guinée

 

 

Depuis l’enfance Noviadi Angkasapura dessine et sculpte. À l’âge de vingt-deux ans, il est visité par un esprit qui lui enjoint de dessiner en s’appuyant sur les concepts de « patience » et de « paix », il lui donne alors le titre de Raden Sastro Inggil. A propos de cette apparition il raconte : « C’était comme un rêve, mais je ne dormais pas. En revenant à moi j’ai tenté de rattraper l’esprit mais il avait disparu. »  A la suite de cet évènement sa volonté de produire est alors plus grande et plus intense, il imagine même bâtir son propre musée, le Musée d’Art Angkasapura – Raden Sastro Inggil, qui contiendrait un million de dessins. L’acte de dessiner représente à la fois une prière, une forme de méditation et le moyen de faire passer des messages venant de cet esprit; Angkasapura se dit messager. A travers son œuvre il veut dire à sa famille combien les premiers ancêtres étaient nobles, des modèles. Nourri de l’imaginaire de son pays, Noviadi Angkasapura déploie son art dans une volonté spirituelle, un désir profond de saisir les forces supérieures qui nous influencent. Il puise aussi bien dans la religion musulmane dont il est pratiquant, que dans les autres cultes, croisant les mythes et les épiphanies.

A.C.M.

1951 . hargicourt . france

2023 . hargincourt . france

ACM.1491

ACM.1492  ACM.1087

Enfant d’une grande timidité, Alfred Marié s’oriente vers le métier de peintre en bâtiment. Incité par un ami, il entre en 1968 à l’Ecole régionale supérieure d’expression plastique de Tourcoing, qu’il quitte au bout de cinq ans, détruisant alors les travaux qu’il y a réalisés. En 1974, il rencontre Corinne, qui devient sa compagne et un soutien nécessaire à son œuvre ainsi qu’en témoigne le nom d’artiste qu’il adopte : A.C.M. – Alfred Corinne Marié. Au bout de deux ans d’errance, le couple s’installe dans la maison familiale d’Alfred, à l’abandon depuis plusieurs années. Tout en la reconstruisant, A.C.M. reprend son travail artistique et investit l’atelier de son père, un ancien tisserand. Il sélectionne d’abord des pièces extraites de vieilles machines à écrire, réveils, transistors, ou composants électroniques, fils électriques, etc., puis, après les avoir nettoyés, il les métamorphose à l’acide et les oxyde pour les assembler par collage. Il bâtit ainsi des architectures, sortes de cathédrales ou de bateaux, des labyrinthes peuplés de miroirs.