collection | photo brut | M | MARTINEZ DURAN Lázaro Antonio

MARTINEZ DURAN Lázaro Antonio. Sans titre. Vers 2020. Ensemble de 19 maquettes. Collage (coupures de presse, photographies de magazine),
mine de plomb, crayon de couleur, feutre et stylo-bille sur papier, collé sur carton. Dimensions variables (de 4 × 5 × 5 cm à 14 × 21 × 5 cm).

MARTINEZ DURAN Lázaro Antonio. Sans titre. Vers 2020. Ensemble de 22 dessins. Collage (coupures de presse, photographies de magazine), mine de plomb, crayon de couleur, feutre et stylo-bille sur papier. Dimensions variables (de 4 × 5 cm à 14 × 21,5 cm).

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MARTINEZ DURAN Lázaro Antonio

[1983, La Havane, Cuba]

Lázaro Antonio Martínez Durán fabrique ses propres téléviseurs, qu’il « allume » d’images de propagande.

Dès 14 ans, Lázaro Antonio Martínez Durán se passionne pour le dessin. Son père, ancien militaire et militant communiste, l’inscrit dans un atelier pour personnes handicapées mentales, où il fabrique des dépliants publicitaires. Ces structures sont l’une des rares activités offertes par l’État, et les journées y sont rythmées par la presse, entièrement contrôlée par le gouvernement.
Depuis l’enfance, Martínez Durán découpe ces images d’actualité et de propagande pour les insérer dans des téléviseurs en carton qu’il fabrique : ses collages deviennent les images diffusées à l’écran. Deux temporalités s’y superposent, montrant l’écart entre le quotidien et des photos souvent dépassées.
Produit de la propagande communiste, il s’émeut face aux dirigeants révolutionnaires cubains. Sa télévision imaginaire diffuse pourtant les clichés d’un monde idéalisé, laissant apparaître les rêves de consommation d’une société sous embargo.