PHOTO / BRUT

PHOTO/BRUT
collection Bruno Decharme & Co.


RENCONTRES D’ARLES 07-09 / 2019
AFAM . New York 06-10 / 2020
DOX . Prague 11 / 2020

(d’autres musées à venir)

 

Peut-on considérer la « photographie brute » comme une catégorie de l’art brut, selon l’orthodoxie de la définition ? Elle réunirait alors des prises de vue, des tirages, des photomontages, des photocollages, réalisés par des auteurs autodidactes, produites en dehors des circuits artistiques conventionnels, dans un cadre asilaire ou dans la solitude et la marginalité des villes et des campagnes. Cette exposition et la publication qui l’accompagnent vont tenter de cerner et de donner à voir au public ce champ de l’art avec ses spécificités et ses qualités, la photographie brute ayant été très peu étudiée et montrée jusqu’à présent alors qu’il existe des corpus riches et passionnants.
En plus de trente-cinq ans, la collection Bruno Decharme – accompagnée par abcd – a réuni un ensemble exceptionnel de photographies de 45 artistes représentant plus de 250 œuvres. À la demande de musées et institutions en France et à l’étranger, le collectionneur propose une exposition de ce segment de sa collection.
Certains ensembles photographiques appartiennent en intégralité à des fonds (musées, institutions, fondations etc.) inaliénables, qui, par conséquent ne sont pas accessibles sur le marché. L’ambition de PHOTO/BRUT est de proposer une exposition qui rassemble comme noyau central la collection Bruno Decharme et d’inviter ces collections amies – LES INVITATIONS – ainsi que des œuvres d’autres collectionneurs privés afin de présenter la première grande exposition sur ce thème accompagnée d’une importante publication qui en fera un ouvrage de référence : PHOTO / BRUT . collection Bruno Decharme & Co.

 

Invitations, quelques exemples :

Henry Darger (AFAM, New York), son utilisation de la photographie et ses collages. Montrer sa technique très particulière avec ses agrandissements, copies etc. À travers sa narration, imbriquée avec sa propre histoire d’enfant abandonné, Darger interroge indirectement l’image de la petite fille idéale, telle qu’elle a été  présentée dans les journaux de l’époque, et démontre l’extrême violence de la société américaine envers les enfants.

Adolf Wölfli (Fondation Wölfli, Bernes) et son utilisation des photos de l’époque dans ses collages (Cahiers géographiques, la Marche funèbre). Wölfli introduit des photos publicitaires — notamment des portraits féminins — pour asseoir son auto-fiction.

Ted Serios (University of Maryland, Baltimore County) et ses « photographies mentales ». Ces photographies représentent les images mentales qu’il aurait été capable de projeter directement sur la pellicule.

Photos spirites