Josiane Herman a fréquenté l’atelier de dessin de La « S » Grand Atelier entre 2009 et 2014. Agoraphobe et souvent sujette à des crises d’angoisse, elle a quitté les ateliers pour vivre seule, quasiment recluse, dans un appartement supervisé par l’institution des Hautes Ardennes de Vielsalm. Elle ne dessine plus depuis 2014. Josiane Herman représentait des nones et des curés, des saints mais aussi des acteurs et divas du passé, reproduisant au pastel ou au bic des images photocopiées. Quelques détails restent reconnaissables : lèvres, pupille, dents, mais le reste se transforme : ondulations en collines, drapés en paysages, dents en escaliers, cravates en bâtons de glace, peaux en fantômes. Ces métamorphoses font l’intérêt de son travail, qui ouvre une réflexion sur le corps, le cerveau et l’imaginaire.