Art brut, collection abcd / Bruno Decharme

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DECHARME, Bruno, et SAFAROVA, Barbara (éds), Collection abcd / Bruno Decharme, Paris, abcd & Flammarion, 2014.

Cet ouvrage adopte le point de vue subjectif du collectionneur qui propose ici un parcours. Chaque étape, chaque chapitre développe une thématique et invite des auteurs venant de tous horizons (scientifiques, philosophes, psychanalystes, musicologues, écrivains, historiens de l’art) à croiser leurs regards. Un point de vue kaléidoscopique, se démarquant de la façon usuelle de réfléchir le champ de l’art brut, plus approprié à notre contemporanéité où les frontières de l’art et des catégories de pensée sont devenues poreuses et mouvantes.

textes:
Étienne Klein, « Le monde et ses brumes aurorales »
Béatrice Steiner, « Affleurements du vide »
Claude Abromont, « Sonorités brutes »
Jean-Louis Lanoux, « De l’échosystème formel dans l’art brut »
Vincent Gille, « De fabuleux monstres »
Nanette Jacomijn-Snoep, « Questionnements sur une chrysalide d’art brut et un autel vodou »
Barbara Safarova, « À la recherche du chiffre du destin »
Jean-Gaël Barbara, « Les créateurs-inventeurs »
Lise Maurer, « Apostrophe »
Laurent Derobert, « Algèbres du vertige »
Philippe Comar, « Art et archétypes »
Michel Thévoz, « Tératologie du cadre »
Didier Semin, « La folie de l’histoire »
Émilie Bouvard, « Les pornographes »
Manuel Anceau, « L’Opéra du Monde »
Sandra Adam-Couralet, « Les messagers »
Entretien avec Bruno Decharme
Philippe Dagen, « Avant l’art “brut“ : l’invention de l’“art des fous“, d’Auguste Marie à André Breton »
Barbara Safarova, « Art brut : réparer l’histoire »
Entretien avec Massimiliano Gioni

398 pages

PRIX : 45 €

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A.C.M.

1951 . hargicourt . france

2023 . hargincourt . france

ACM.1491

ACM.1492  ACM.1087

Enfant d’une grande timidité, Alfred Marié s’oriente vers le métier de peintre en bâtiment. Incité par un ami, il entre en 1968 à l’Ecole régionale supérieure d’expression plastique de Tourcoing, qu’il quitte au bout de cinq ans, détruisant alors les travaux qu’il y a réalisés. En 1974, il rencontre Corinne, qui devient sa compagne et un soutien nécessaire à son œuvre ainsi qu’en témoigne le nom d’artiste qu’il adopte : A.C.M. – Alfred Corinne Marié. Au bout de deux ans d’errance, le couple s’installe dans la maison familiale d’Alfred, à l’abandon depuis plusieurs années. Tout en la reconstruisant, A.C.M. reprend son travail artistique et investit l’atelier de son père, un ancien tisserand. Il sélectionne d’abord des pièces extraites de vieilles machines à écrire, réveils, transistors, ou composants électroniques, fils électriques, etc., puis, après les avoir nettoyés, il les métamorphose à l’acide et les oxyde pour les assembler par collage. Il bâtit ainsi des architectures, sortes de cathédrales ou de bateaux, des labyrinthes peuplés de miroirs.