Lewis Smith est un voyageur, il a passé toute sa vie à errer, parcourant sans relâche les États-Unis. On ne sait quand il commence à dessiner. Tout support lui est bon : papier d’emballage, sacs de supermarchés, etc. Il aime représenter la vie de tous les jours : des scènes de bar, des restaurants, les menus, les prix, mais aussi les évènements sportifs. Il affectionne particulièrement les lutteurs, les jongleurs et les acrobates. Il aime aussi dessiner les animaux domestiques. Il n’a jamais montré ses dessins ni ses écrits qui ont été découverts après sa mort.
A.C.M.
Enfant d’une grande timidité, Alfred Marié s’oriente vers le métier de peintre en bâtiment. Incité par un ami, il entre en 1968 à l’Ecole régionale supérieure d’expression plastique de Tourcoing, qu’il quitte au bout de cinq ans, détruisant alors les travaux qu’il y a réalisés. En 1974, il rencontre Corinne, qui devient sa compagne et un soutien nécessaire à son œuvre ainsi qu’en témoigne le nom d’artiste qu’il adopte : A.C.M. – Alfred Corinne Marié. Au bout de deux ans d’errance, le couple s’installe dans la maison familiale d’Alfred, à l’abandon depuis plusieurs années. Tout en la reconstruisant, A.C.M. reprend son travail artistique et investit l’atelier de son père, un ancien tisserand. Il sélectionne d’abord des pièces extraites de vieilles machines à écrire, réveils, transistors, ou composants électroniques, fils électriques, etc., puis, après les avoir nettoyés, il les métamorphose à l’acide et les oxyde pour les assembler par collage. Il bâtit ainsi des architectures, sortes de cathédrales ou de bateaux, des labyrinthes peuplés de miroirs.




