Ancien marchand de tissus, originaire de New York, Milton Schwartz à passer une grande partie de sa vie à annoter des collages qu’il faisait sur des chemises en carton dont il collectionnait des liasses entières. Ses compositions sont destinées à rependre la bonne parole puritaine américaine particulièrement auprès des enfants. Il prend souvent en référence des figures célèbres de la vie américaine qui selon lui sont édifiantes, la famille Kennedy en étant un parfait exemple et trace des parallèles avec la vie des saints. En 1996, lorsqu’il reçoit le premier prix du National Art Exhibition by the Mentally Ill organisé à la New Gallery de l’Université de Miami il déclare : “When I write, it’s not for 1996. I believe that the babies of the future will be interested in this.” (« Lorsque j’écris ce n’est pas pour mes contemporains de 1996. Je crois que les prochaines générations trouveront de l’intérêt à cela. ») Menant une vie solitaire Milton Schwartz, a fini sa vie dans une maison de retraite spécialisée de Miami Beach (Floride) où il pouvait laisser toute liberté à sa ferveur religieuse.
A.C.M.
Enfant d’une grande timidité, Alfred Marié s’oriente vers le métier de peintre en bâtiment. Incité par un ami, il entre en 1968 à l’Ecole régionale supérieure d’expression plastique de Tourcoing, qu’il quitte au bout de cinq ans, détruisant alors les travaux qu’il y a réalisés. En 1974, il rencontre Corinne, qui devient sa compagne et un soutien nécessaire à son œuvre ainsi qu’en témoigne le nom d’artiste qu’il adopte : A.C.M. – Alfred Corinne Marié. Au bout de deux ans d’errance, le couple s’installe dans la maison familiale d’Alfred, à l’abandon depuis plusieurs années. Tout en la reconstruisant, A.C.M. reprend son travail artistique et investit l’atelier de son père, un ancien tisserand. Il sélectionne d’abord des pièces extraites de vieilles machines à écrire, réveils, transistors, ou composants électroniques, fils électriques, etc., puis, après les avoir nettoyés, il les métamorphose à l’acide et les oxyde pour les assembler par collage. Il bâtit ainsi des architectures, sortes de cathédrales ou de bateaux, des labyrinthes peuplés de miroirs.



