D’origine paysanne, Jean Pous fait partie d’une famille de dix enfants. Souvent malade, il ne suit que deux années d’école primaire. À douze ans, il entre comme apprenti dans une fabrique de bouchons et, huit ans plus tard, fonde avec ses frères sa propre entreprise. Il se marie et a deux enfants. À quatre-vingt-sept ans, après avoir enfin pris sa retraite de la fabrique familiale, il se passionne pour la sculpture. À l’instar du facteur Cheval, il ramasse des pierres de toutes sortes au cours de ses promenades : silex, granit ou ardoise. Il y sculpte des personnages, des animaux (chiens, éléphants, poissons, chèvres) et des fleurs. Quand, à la fin de sa vie, il ne lui reste plus assez de force pour sculpter, il se met à dessiner au stylo-bille ou au crayon de couleur sur des morceaux de carton, de papier, tout ce qui lui tombe sous la main, laissant une œuvre riche de mille cinq cents dessins environ.
A.C.M.
Enfant d’une grande timidité, Alfred Marié s’oriente vers le métier de peintre en bâtiment. Incité par un ami, il entre en 1968 à l’Ecole régionale supérieure d’expression plastique de Tourcoing, qu’il quitte au bout de cinq ans, détruisant alors les travaux qu’il y a réalisés. En 1974, il rencontre Corinne, qui devient sa compagne et un soutien nécessaire à son œuvre ainsi qu’en témoigne le nom d’artiste qu’il adopte : A.C.M. – Alfred Corinne Marié. Au bout de deux ans d’errance, le couple s’installe dans la maison familiale d’Alfred, à l’abandon depuis plusieurs années. Tout en la reconstruisant, A.C.M. reprend son travail artistique et investit l’atelier de son père, un ancien tisserand. Il sélectionne d’abord des pièces extraites de vieilles machines à écrire, réveils, transistors, ou composants électroniques, fils électriques, etc., puis, après les avoir nettoyés, il les métamorphose à l’acide et les oxyde pour les assembler par collage. Il bâtit ainsi des architectures, sortes de cathédrales ou de bateaux, des labyrinthes peuplés de miroirs.








