YOAKUM joseph elmer

1886 ou 1888 . window rock . arizona . états-unis

1972 . chicago . illinois . états-unis

YOAKUM.Joseph.Elmer.0177 YOAKUM.Joseph.Elmer. 2821

Joseph Yoakum dit s’appeler « Vieil Homme noir » et être un Indien Navajo. À peu près illettré, il s’enfuit à l’âge de quinze ans pour rejoindre un cirque, puis devient marin et semble faire de nombreux voyages. Deux fois marié (vers 1910 et en 1929), il est enrôlé pendant la Première Guerre mondiale. Si ses activités entre les deux guerres restent incertaines, dans les années quarante, il s’installe définitivement à Chicago. Devenu veuf, il ouvre en 1966 une petite boutique de bric-à-brac et de tableaux. Il se met à dessiner, se disant inspiré et guidé par Dieu. Certains dessins portent une inscription indiquant le pays et l’endroit représentés, parfois complétée de son adresse, de la date et de ses droits d’auteur. Les paysages de Joseph Yoakum, pour tranquilles qu’ils soient, peuvent faire penser à des planches anatomiques. Les montagnes y seraient des coupes de cerveaux, les fleuves des vaisseaux sanguins.

A.C.M.

1951 . hargicourt . france

2023 . hargincourt . france

ACM.1491

ACM.1492  ACM.1087

Enfant d’une grande timidité, Alfred Marié s’oriente vers le métier de peintre en bâtiment. Incité par un ami, il entre en 1968 à l’Ecole régionale supérieure d’expression plastique de Tourcoing, qu’il quitte au bout de cinq ans, détruisant alors les travaux qu’il y a réalisés. En 1974, il rencontre Corinne, qui devient sa compagne et un soutien nécessaire à son œuvre ainsi qu’en témoigne le nom d’artiste qu’il adopte : A.C.M. – Alfred Corinne Marié. Au bout de deux ans d’errance, le couple s’installe dans la maison familiale d’Alfred, à l’abandon depuis plusieurs années. Tout en la reconstruisant, A.C.M. reprend son travail artistique et investit l’atelier de son père, un ancien tisserand. Il sélectionne d’abord des pièces extraites de vieilles machines à écrire, réveils, transistors, ou composants électroniques, fils électriques, etc., puis, après les avoir nettoyés, il les métamorphose à l’acide et les oxyde pour les assembler par collage. Il bâtit ainsi des architectures, sortes de cathédrales ou de bateaux, des labyrinthes peuplés de miroirs.