Depuis sa naissance, Leos Wertheimer, trop fragile psychiquement, vit avec ses parents. Il rêvait de devenir mécanicien automobile, mais le destin le conduit d’abord aux chemins de fer, puis au corps des pompiers. Incapable de tenir un métier stable, il est rapidement mis à la retraite.
Ses deux passions sont l’histoire et les locomotives. En 1997, sur les conseils de sa thérapeute, il commence à dessiner. Ses œuvres à la mine de plomb et au crayon de couleur sur papier kraft représentent différents types de locomotives, chacune portant le nom de la machine, ses caractéristiques techniques, l’échelle, et souvent le nombre d’heures passées à la réaliser.
Symbole du monde industriel, la locomotive évoque aussi voyage, exploration et liberté. Leos Wertheimer en restitue la puissance en éliminant tout anecdotique, concentrant son art sur les rouages, articulations et mouvements, comme s’il en faisait des planches anatomiques.







