PUJOLLE guillaume

1893 . saint-gaudens . france

1971 . toulouse . france

PUJOLLE.Guillaume.0146

Guillaume Pujolle travaille dès l’adolescence dans l’atelier d’ébénisterie de son père, joueur impénitent et endetté qui meurt jeune. En 1924, il se marie et s’installe à Metz où il est employé par les Douanes. Tyran domestique, obsédé par l’ordre, jaloux maladif, il terrorise sa femme. En 1926, une tentative de suicide l’amène tout droit à l’hôpital. De retour chez lui, il est à nouveau victime d’hallucinations, menace la vie de son épouse qui, croit-il, le trompe et l’espionne, et tente encore de se tuer. Il est alors définitivement interné à l’hôpital psychiatrique de Toulouse. Sa femme, opposée à l’idée de l’abandonner, est autorisée à y travailler comme infirmière. Guillaume Pujolle commence à dessiner en 1935, trouvant dans les journaux sa source d’inspiration. Outre l’encre et la gouache, il utilise souvent des produits pharmaceutiques, comme la teinture d’iode ou le mercurochrome. Ses outils sont le compas, la règle et des pinceaux qu’il fabrique avec ses propres mèches de cheveux. Son monde fantastique, peuplé d’oiseaux de nuit et de personnages étranges, est dominé par des mouvements tourbillonnants. La menace y est omniprésente.

A.C.M.

1951 . hargicourt . france

2023 . hargincourt . france

ACM.1491

ACM.1492  ACM.1087

Enfant d’une grande timidité, Alfred Marié s’oriente vers le métier de peintre en bâtiment. Incité par un ami, il entre en 1968 à l’Ecole régionale supérieure d’expression plastique de Tourcoing, qu’il quitte au bout de cinq ans, détruisant alors les travaux qu’il y a réalisés. En 1974, il rencontre Corinne, qui devient sa compagne et un soutien nécessaire à son œuvre ainsi qu’en témoigne le nom d’artiste qu’il adopte : A.C.M. – Alfred Corinne Marié. Au bout de deux ans d’errance, le couple s’installe dans la maison familiale d’Alfred, à l’abandon depuis plusieurs années. Tout en la reconstruisant, A.C.M. reprend son travail artistique et investit l’atelier de son père, un ancien tisserand. Il sélectionne d’abord des pièces extraites de vieilles machines à écrire, réveils, transistors, ou composants électroniques, fils électriques, etc., puis, après les avoir nettoyés, il les métamorphose à l’acide et les oxyde pour les assembler par collage. Il bâtit ainsi des architectures, sortes de cathédrales ou de bateaux, des labyrinthes peuplés de miroirs.