GILL madge

1882 . londres . royaume-uni

1961 . londres . royaume-uni

GILL.Madge.0757

GILL.Madge.274

GILL.Madge.351

La mère de Madge Gill cache longtemps l’existence de cette enfant illégitime avant de la placer dans un orphelinat à l’âge de neuf ans. En 1903, devenue infirmière, Madge Gill vit chez sa tante, qui l’initie au spiritisme et à l’astrologie. Quatre ans plus tard, elle se marie. Sa vie est alors régulièrement endeuillée par les disparitions successives de plusieurs enfants. En 1918, elle tombe malade, reste alitée quelques mois et perd l’usage de son œil gauche. Le dessin et le contact avec « Myrninerest » – l’esprit qui la guide et lui inspire écrits, dessins et improvisations pianistiques – occupent dès lors toute sa vie. Travaillant la nuit, à la bougie, elle réalise des milliers de dessins, dont la taille peut varier de quelques centimètres à plus de onze mètres pour les plus longs (sur de grands draps). Elle est l’unique sujet de ses représentations, ne montrant de son corps qu’un visage éternellement répété, à l’intérieur de labyrinthes constitués de motifs architecturaux et abstraits. Un nouveau deuil, en 1958, la fait sombrer dans l’alcool, et elle cesse totalement de dessiner. Ayant toujours refusé de vendre ses œuvres, ce n’est qu’après sa mort qu’on découvre chez elle des piles de dessins rangées dans les placards ou sous les lits.

A.C.M.

1951 . hargicourt . france

2023 . hargincourt . france

ACM.1491

ACM.1492  ACM.1087

Enfant d’une grande timidité, Alfred Marié s’oriente vers le métier de peintre en bâtiment. Incité par un ami, il entre en 1968 à l’Ecole régionale supérieure d’expression plastique de Tourcoing, qu’il quitte au bout de cinq ans, détruisant alors les travaux qu’il y a réalisés. En 1974, il rencontre Corinne, qui devient sa compagne et un soutien nécessaire à son œuvre ainsi qu’en témoigne le nom d’artiste qu’il adopte : A.C.M. – Alfred Corinne Marié. Au bout de deux ans d’errance, le couple s’installe dans la maison familiale d’Alfred, à l’abandon depuis plusieurs années. Tout en la reconstruisant, A.C.M. reprend son travail artistique et investit l’atelier de son père, un ancien tisserand. Il sélectionne d’abord des pièces extraites de vieilles machines à écrire, réveils, transistors, ou composants électroniques, fils électriques, etc., puis, après les avoir nettoyés, il les métamorphose à l’acide et les oxyde pour les assembler par collage. Il bâtit ainsi des architectures, sortes de cathédrales ou de bateaux, des labyrinthes peuplés de miroirs.