La vie de Nikifor — un surnom mystérieux dont l’origine reste inconnue — ne nous est connue que par bribes. On ignore tout de son père, et sa mère, sourde et muette comme lui, aurait été domestique, mendiante, ou même prostituée. Après sa mort, Nikifor mène une existence d’errance dans sa ville natale, une station balnéaire, survivant grâce à la vente de ses dessins et à la bienveillance des habitants qui l’apprécient.
Il aurait commencé à dessiner vers l’âge de treize ans, utilisant toutes sortes de supports de récupération. Ses thèmes de prédilection sont les églises, les gares et les rues. Dans les années 1930, ses œuvres commencent à circuler parmi les artistes polonais, puis se font connaître dans toute l’Europe.
