ALBERT

1962 . londres . grande bretagne

ALBERT.2001

ALBERT 2999 ALBERT.2002

Soutenu par le personnel de River House de l’hôpital psychiatrique de Bethlem Royal de Londres où il est accueilli, Albert protège son identité et son histoire personnelle. Il ne veut pas que ses antécédents médicaux et les détails biographiques occultent son travail. De sa vie il dit qu’elle est difficile. Il ne se considère pas comme un artiste ; sa famille ne l’a jamais soutenu dans ce sens même si depuis l’enfance il ne cesse de dessiner. Pourtant, un de ses frères lui, fut reconnu comme un poète talentueux. Il refuse toute interprétation « magique » de son travail, pour lui les images ne parlent pas d’incarcération ou de confinement, comme certains commentateurs l’ont suggéré, ni ne symbolisent la libération de la détention. S’ils représentent quelque chose, ce sont des lieux idéaux – des lieux dans lesquels il aimerait vivre et qu’il imagine d’autres habiter. Les murs et les clôtures sont plus protecteurs que restrictifs. Après un temps hospitalisé il vit aujourd’hui dans un logement accompagné à la Bethlem Gallery.

A.C.M.

1951 . hargicourt . france

2023 . hargincourt . france

ACM.1491

ACM.1492  ACM.1087

Enfant d’une grande timidité, Alfred Marié s’oriente vers le métier de peintre en bâtiment. Incité par un ami, il entre en 1968 à l’Ecole régionale supérieure d’expression plastique de Tourcoing, qu’il quitte au bout de cinq ans, détruisant alors les travaux qu’il y a réalisés. En 1974, il rencontre Corinne, qui devient sa compagne et un soutien nécessaire à son œuvre ainsi qu’en témoigne le nom d’artiste qu’il adopte : A.C.M. – Alfred Corinne Marié. Au bout de deux ans d’errance, le couple s’installe dans la maison familiale d’Alfred, à l’abandon depuis plusieurs années. Tout en la reconstruisant, A.C.M. reprend son travail artistique et investit l’atelier de son père, un ancien tisserand. Il sélectionne d’abord des pièces extraites de vieilles machines à écrire, réveils, transistors, ou composants électroniques, fils électriques, etc., puis, après les avoir nettoyés, il les métamorphose à l’acide et les oxyde pour les assembler par collage. Il bâtit ainsi des architectures, sortes de cathédrales ou de bateaux, des labyrinthes peuplés de miroirs.