GHIZZARDI pietro

1906 . viadana . italie

1986 . boretto . italie

GHIZZARDI.Pietro.2321 GHIZZARDI.Pietro.1978

Né dans une famille de journaliers agricoles souvent contraints de déménager, Pietro Ghizzardi, enfant fragile, vit mal ces changements qui l’empêchent de suivre une scolarité régulière. En 1931, sa famille se stabilise enfin à Boretto. La grande crue du fleuve Pô en 1951 semble constituer un tournant : c’est à partir de cette période que Pietro Ghizzardi se dédie à la peinture et à la rédaction de son autobiographie. Réalisés sur des cartons de récupération avec des herbes, du vin, du sang, du jus de mûre, de la suie, des coupures de magazines, ses dessins figurent des parents, des saints, des animaux sauvages, des vedettes du spectacle et des femmes potelées. Son travail s’affadira peu à peu sous la pression de sa famille, qui n’y perçoit que de l’obscénité.

A.C.M.

1951 . hargicourt . france

2023 . hargincourt . france

ACM.1491

ACM.1492  ACM.1087

Enfant d’une grande timidité, Alfred Marié s’oriente vers le métier de peintre en bâtiment. Incité par un ami, il entre en 1968 à l’Ecole régionale supérieure d’expression plastique de Tourcoing, qu’il quitte au bout de cinq ans, détruisant alors les travaux qu’il y a réalisés. En 1974, il rencontre Corinne, qui devient sa compagne et un soutien nécessaire à son œuvre ainsi qu’en témoigne le nom d’artiste qu’il adopte : A.C.M. – Alfred Corinne Marié. Au bout de deux ans d’errance, le couple s’installe dans la maison familiale d’Alfred, à l’abandon depuis plusieurs années. Tout en la reconstruisant, A.C.M. reprend son travail artistique et investit l’atelier de son père, un ancien tisserand. Il sélectionne d’abord des pièces extraites de vieilles machines à écrire, réveils, transistors, ou composants électroniques, fils électriques, etc., puis, après les avoir nettoyés, il les métamorphose à l’acide et les oxyde pour les assembler par collage. Il bâtit ainsi des architectures, sortes de cathédrales ou de bateaux, des labyrinthes peuplés de miroirs.