Pièces de machines à écrire, bouts de bois, poupées en plastique, chambres à air, jantes de vélo, pneus de voiture, cailloux, plumes, plâtre… Trois fois rien peut faire œuvre. Claude Lévi-Strauss différencie l’ingénieur, qui aurait un projet précis, du bricoleur qui s’adapterait aux moyens mis à sa disposition.
L’art brut recèle nombre de bricoleurs par nécessité, qui trouvent leur matériel dans les rues, sur les trottoirs, dans les poubelles, et le recyclent avec génie. Le bricolage relève aussi du simple plaisir d’agencer des objets qui nous entourent, comme le font les enfants. Il offre d’infinies possibilités pour construire au gré de son imagination. Les bords des routes révèlent aussi de nombreux jardins ou maisons métamorphosées par leurs propriétaires, comme en France la maison Picassiette de Raymond Isidore. On compte également de nombreux monuments comme le Palais idéal du facteur Cheval, édifié avec les pierres que celui-ci trouvait lors de ses tournées, l’extraordinaire manège de Pierre Avezard (dit Petit Pierre) ou, aux États-Unis, les Watts Towers de Simon Rodia.

















































































































































