Cette section réunit des artistes dont les œuvres interrogent les frontières de l’identité et du corps. Elles montrent que celui-ci n’est pas seulement un refuge, mais aussi un espace énigmatique et inquiétant, à l’image du château de Barbe-Bleue. Chez certains, les limites entre le corps et le monde extérieur s’effacent : microcosme et macrocosme se confondent dans une indistinction du soi ouvrant à une forme de participation au monde.
Dans les œuvres présentées, le « je » se dissout au gré de métamorphoses, d’opérations transformatrices ou de défilés de simulacres et de masques. Ces processus brouillent, voire dépassent, les distinctions entre masculin et féminin. La démultiplication des identités, les greffes corporelles ou les relations fusionnelles avec l’environnement révèlent enfin une dimension verticale, suggérant l’existence d’un lien avec l’au-delà.


































































































