Marcelo Conceição a d’abord travaillé comme manutentionnaire dans des foires, maçon et vendeur ambulant. Après une tragédie personnelle au début des années 2010, il se retrouve sans-abri. Refusant de se laisser abattre, il se définit comme un « garimpeiro urbain », c’est-à-dire un prospecteur urbain (le terme garimpeiro se traduit littéralement par prospecteur d’or). Peu à peu, il commence à ramasser les débris qu’il trouve dans les rues et les poubelles, qu’il assemble pour créer des structures talismaniques, mystérieuses et aériennes. Au départ, il les vend de manière improvisée, et l’on commence alors à le considérer comme un artiste, ce qu’il refuse : « Un pauvre, sans-abri, souvent sans repas quotidien, ne peut pas être considéré comme tel », explique-t-il. Aujourd’hui, son travail est présenté dans de nombreuses expositions et institutions prestigieuses, comme le musée Janete Costa à Niterói, la Fondation Getúlio Vargas à Rio de Janeiro, et le musée Pontal.