Miloslava Ratzingerová, dont le niveau d’instruction n’excède pas l’école primaire, est femme au foyer et mariée à un cheminot. Très marquée par le spiritisme alors répandu, elle raconte une étrange rencontre : dans une rue de Prague, une femme l’aborde et lui déclare simplement « Je te transmets le Livre blanc », sans rien lui remettre. Ratzingerová dit alors ressentir une force intérieure irrésistible qui la pousse à dessiner. À la même période, elle souffre d’hallucinations auditives. Le psychiatre qu’elle consulte lui affirme qu’il ne s’agit pas d’une maladie mentale mais d’un don qu’elle doit accepter, l’encourageant à écouter sa voix intérieure.
Une quarantaine de dessins nous sont parvenus, le plus souvent des portraits de femmes. Certains représenteraient sa mère à différentes étapes de sa vie (selon le témoignage de son arrière-neveu), d’autres des figures historiques comme la reine Marie-Antoinette.
Parallèlement à son œuvre plastique, Ratzingerová a également produit une œuvre littéraire de qualité, composée de poèmes et de réflexions philosophiques. Elle aurait par ailleurs été dotée de dons de voyance.






