Né sur une petite île, Masao Obata a 2 ans à peine lors des bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki. Après le divorce de ses parents, il est élevé par sa mère. Il exerce de nombreux métiers subalternes qu’il doit interrompre pour cause de problèmes psychiques. Lorsque sa mère meurt, il rejoint son père à Kobe, mais le décès de celui-ci le voit à nouveau placé dans un centre de soin, trois ans plus tard.
Si la vie d’Obata est rythmée par des internements successifs, elle est aussi animée d’une volonté inébranlable de dessiner. Il consacre tout son temps à cette activité et, très vite, son espace vital est envahi, au point de manquer de place pour dormir. À la fermeture de l’établissement en 2007, il est transféré dans un autre lieu à Kobe, où il décède trois ans plus tard.
Son travail – des dessins exécutés sur des cartons de récupération, toujours au crayon de couleur d’un rouge de guerre – a été découvert par le peintre Kaii Higashiyama, qui l’a présenté au public. Il est aujourd’hui conservé dans diverses collections publiques.











