N’ayant presque pas fréquenté l’école, Johann Korec travaille dès l’âge de 14 ans comme valet de ferme et berger, tout en rêvant de s’occuper d’animaux dans un cirque. En proie à des troubles mentaux de plus en plus handicapants, il est interné en 1958 à l’hôpital psychiatrique de Gugging. Vingt-trois ans plus tard, il rejoint la Haus der Künstler, où s’ouvre pour lui une nouvelle vie entièrement consacrée à l’art.
Sa technique se déroule en deux étapes : il commence par collecter des journaux et en découper les illustrations, qu’il décalque ensuite sur une feuille, parfois en superposant plusieurs décalques pour un même dessin. Dans un second temps, il sexualise les personnages ainsi reproduits, l’accouplement constituant le cœur de sa narration.
