CREPIN fleury-joseph

1875 — Hénin-Liétard — France

1948 — Montigny-En-Gohelle — France

CREPIN.Fleury-Joseph.1504CREPIN.Fleury-Joseph.0107CREPIN.Fleury-Joseph.0880CREPIN.Fleury-Joseph.1503bis

Marié et père de deux filles, Fleury Joseph Crépin exerce les professions de quincailler, plombier-zingueur, installateur et réparateur de pompes ainsi que sourcier. En 1931, le comptable aux mines de Courrières lui fait connaître le cercle spirite de Douai dont il devient membre. Crépin y admire les œuvres spirites d’Augustin Lesage et de Victor Simon. L’année suivante, il découvre son don de guérisseur, capable de traiter à distance par télépathie. Il reçoit aussi chez lui de nombreux malades, qu’il soigne gratuitement. Dans une lettre à André Breton, il affirme « soigner par imposition des mains » et recevoir « jusqu’à quarante personnes par jour ».
En 1938, alors qu’il recopie une partition musicale, Crépin réalise sa première improvisation graphique, sa main ayant arrêté de lui obéir. Inspiré par ses anges gardiens, il produit, en neuf ans, trois cent quarante-cinq tableaux – des huiles sur toile peintes d’après des esquisses dessinées, puis transposées et agrandies à l’aide d’un compas, d’une règle et d’un mètre. D’une symétrie hypnotique et d’une perfection quasi mécanique, ils se présentent comme des architectures composées de gouttes perlées, parfaitement calibrées, dont l’exécution suit une technique restée secrète.
L’année 1939 constitue un moment paroxystique dans la vie de Crépin. Il rapporte avoir entendu des voix lui prédire : « Lorsque tu auras peint 300 tableaux, la guerre prendra fin. Après celle-ci, tu produiras 45 tableaux remarquables et le monde sera pacifié. ». Deux tableaux demeurèrent inachevés, et une paix durable sur Terre ne se réalisa jamais.