ALBERT

1962 — Londres — Grande Bretagne

ALBERT.2001 ALBERT 2999 ALBERT.2002

Soutenu par le personnel de River House, structure d’accueil adaptée au sein de l’hôpital psychiatrique Bethlem Royal de Londres où il a longtemps, Albert protège son identité et son histoire personnelle. Il souhaite que ses antécédents médicaux et ses éléments biographiques n’occultent en rien son travail ni n’orientent le jugement porté sur celui-ci. De sa vie, il dit simplement qu’elle est difficile.
Il ne se considère pas comme artiste, même si, depuis l’enfance, il ne cesse de dessiner. Sa famille ne l’a jamais soutenu dans ce sens et pourtant, un de ses frères fut, lui, reconnu comme un talentueux poète.
Ses dessins au crayon représentent des visions de bâtiments, de maisons, de structures imaginaires d’une précision obsessionnelle. Albert refuse toute interprétation magique de son œuvre. Selon lui, le sujet n’en est ni l’incarcération ni le confinement, comme certains commentateurs l’ont suggéré. Il parle de ses images comme d’une méditation ou d’une forme de soulagement et, si elles représentent quelque chose, ce sont des lieux idéaux –des endroits dans lesquels il aimerait vivre, où les murs et les clôtures sont plus protecteurs que restrictifs.
Albert déclare qu’il se sent « connecté » quand il dessine. Il ne signe pas ses dessins mais les emporte toujours avec lui afin de les protéger.