ADEMEIT horst

1937 — Cologne — Allemagne

2010 — Düsseldorf — Allemagne

À l’aide de son appareil photo Polaroïd, Horst Ademeit documente le monde qui l’entoure. Obsessivement, il enquête et capture informations et observations, notamment sur l’influence nocive de certains « rayons froids », sur lui-même mais aussi sur l’environnement.
Artisan de formation, Ademeit suit quelques temps les cours portes-ouvertes de Josef Beuys à la Kunstakademie de Düsseldorf en 1970 mais, faute de réaction à ses premiers travaux, il arrête toute formation académique. Il vit alors de petits boulots et passe une grande partie de sa vie dans un logement social, plongé dans des procédures judiciaires pour impayés ou pour des plaintes qu’il prend l’habitude de déposer.
Les « Observationsbilder » (« Images d’observation »), exécutées entre 1990 et 2004, ont pour objectif de dépeindre les détails du paysage urbain de Düsseldorf : bâtiments, chantiers de construction, végétation mais aussi rebuts ou véhicules abandonnés. Ademeit complète chaque photographie d’annotations marginales sur les bordures blanches du Polaroïd : dates, vibrations, sensations, odeurs se mêlent aux gros titres des journaux du moment. À l’aide d’un compteur Geiger ou d’un luxmètre, il mesure les rayons, supposés nocifs, qui l’entourent. À partir de 1999, il utilise également un appareil photo numérique et note ses observations sur des feuilles de textes séparées. Son système d’observation complexe et la nécessité de l’enregistrement de ses recherches exigent de lui une routine aliénante qui détermine profondément la structure de sa journée.