CARLOS HUERGO

Carlos Huergo est diplômé en mathématique à l’université de la Havane. En 1990, sa mère décède subitement alors qu’il est en Tchécoslovaquie (aujourd’hui la République tchèque) pour suivre des études dans le cadre d’échanges entre pays du bloc de l’est. C’est alors qu’il commence à présenter de graves disfonctionnements comportementaux marqués par des attitudes agressives envers ses collègues de l’école. Il doit être rapatrié à Cuba sous sédation et camisole de force. Diagnostiqué schizophrène Il est admis à l’hôpital. Peu de temps après le début de sa maladie, il commence à dessiner. Il travaille essentiellement sur des cartons d’emballage et parfois sur des morceaux de tables en bois. Ses peintures intègrent une multitude de signes, de langages, de codes et de formules mathématiques voire kabbalistiques, il se dit avoir été initié à la kabbale. L’histoire de son pays est omniprésente dans son travail mais exprime aussi de façon plus ou moins cachée la douleur de son existence exacerbée par un régime politique qui l’opprime.

12 minutes . HD .  montage / Claire Balbusquier . sound design & mixage / Christian Fabre dit Garrus / Marcel Rouste . étalonnage / Guillaume Lips . graphisme After Effect / Maxime Girault . concept & production / Barbara Safarova . production abcd & Système B 2020

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A.C.M.

1951 . hargicourt . france

2023 . hargincourt . france

ACM.1491

ACM.1492  ACM.1087

Enfant d’une grande timidité, Alfred Marié s’oriente vers le métier de peintre en bâtiment. Incité par un ami, il entre en 1968 à l’Ecole régionale supérieure d’expression plastique de Tourcoing, qu’il quitte au bout de cinq ans, détruisant alors les travaux qu’il y a réalisés. En 1974, il rencontre Corinne, qui devient sa compagne et un soutien nécessaire à son œuvre ainsi qu’en témoigne le nom d’artiste qu’il adopte : A.C.M. – Alfred Corinne Marié. Au bout de deux ans d’errance, le couple s’installe dans la maison familiale d’Alfred, à l’abandon depuis plusieurs années. Tout en la reconstruisant, A.C.M. reprend son travail artistique et investit l’atelier de son père, un ancien tisserand. Il sélectionne d’abord des pièces extraites de vieilles machines à écrire, réveils, transistors, ou composants électroniques, fils électriques, etc., puis, après les avoir nettoyés, il les métamorphose à l’acide et les oxyde pour les assembler par collage. Il bâtit ainsi des architectures, sortes de cathédrales ou de bateaux, des labyrinthes peuplés de miroirs.