WANSKI kurt

1922 . altglienicke . allemagne

2012 . berlin . allemagne

Kurt Wanski et son frère jumeau sont placés dès leur naissance dans un foyer pour les enfants. En 1927, ils sont récupérés par leur mère et partent vivre avec elle à Berlin. Un an plus tard, Kurt Wanski intègre une école pour enfants ayant des difficultés de développement, où il apprend à dessiner et à jouer de l’harmonica. Adolescent, il est placé dans une famille d’accueil.
De 1939 à 1945, il est emprisonné à Berlin pour des raisons qui restent inconnues. Après la guerre, il retourne en prison, mais en avril 1947, on le transfère dans un hôpital psychiatrique où il est diagnostiqué « oligophrène avec des tendances asociales ». Après plusieurs séjours dans différents établissements psychiatriques, il est accueilli à l’hôpital Saint-Joseph de Berlin-Weissensee où il restera jusqu’à sa mort. Là, il se met à dessiner intensivement. Il s’inspire de tout ce qu’il observe autour de lui, d’images trouvées dans des journaux ou magazines, mais aussi de cartes postales ou d’affiches. Ses thèmes préférés sont le cirque, le zoo, les films, les fêtes de la RDA.
À partir de 1980, ses amis commencent à rassembler ses œuvres et la première exposition de ses travaux a lieu à Berlin en 1984.

A.C.M.

1951 . hargicourt . france

2023 . hargincourt . france

ACM.1491

ACM.1492  ACM.1087

Enfant d’une grande timidité, Alfred Marié s’oriente vers le métier de peintre en bâtiment. Incité par un ami, il entre en 1968 à l’Ecole régionale supérieure d’expression plastique de Tourcoing, qu’il quitte au bout de cinq ans, détruisant alors les travaux qu’il y a réalisés. En 1974, il rencontre Corinne, qui devient sa compagne et un soutien nécessaire à son œuvre ainsi qu’en témoigne le nom d’artiste qu’il adopte : A.C.M. – Alfred Corinne Marié. Au bout de deux ans d’errance, le couple s’installe dans la maison familiale d’Alfred, à l’abandon depuis plusieurs années. Tout en la reconstruisant, A.C.M. reprend son travail artistique et investit l’atelier de son père, un ancien tisserand. Il sélectionne d’abord des pièces extraites de vieilles machines à écrire, réveils, transistors, ou composants électroniques, fils électriques, etc., puis, après les avoir nettoyés, il les métamorphose à l’acide et les oxyde pour les assembler par collage. Il bâtit ainsi des architectures, sortes de cathédrales ou de bateaux, des labyrinthes peuplés de miroirs.