RIZZOLI achilles g.

1896 . port-reyes . californie . états-unis

1982 . san francisco . californie . états-unis

Achilles G. Rizzoli est le dernier né d’une famille émigrée vers 1890 de Suisse italienne. Après des études polytechniques, il devient dessinateur technique pour des bureaux d’architectes à San Francisco. Sans amis, il vit en osmose avec sa mère jusqu’à la mort de celle-ci, puis dans une solitude absolue. Ce petit employé effacé le jour élabore la nuit une œuvre complexe qui comprend une multitude de thèmes et de styles, emploie la répétition insistante de mots ou de phrases au sens connu de lui seul, et convoque la participation de centaines de figures historiques et religieuses. La double vie de Rizzoli, qui se dit transcripteur, messager de Dieu, débute vers l’âge de vingt ans par l’écriture de nouvelles dont on ne connaît que The Colonnade, récit publié en 1931 à compte d’auteur sous le pseudonyme de Peter Metermaid. Vers 1935, il abandonne l’écriture pour le dessin. À travers ses « dessins symboliques », il métamorphose les membres de sa famille – particulièrement sa mère – en cathédrales et palais. Par la suite, il mène à bien deux vastes projets : Y.T.T.E., Yield to Total Elation (« S’abandonner à l’élation totale ») dans lequel il développe une version personnelle de l’Exposition universelle de 1915 à San Francisco, et A.C.E. (Amte’s Celestial Extravag(r)anza), qui vise à transformer les défunts en « Architectural Inheritances » – des structures architecturales abritant leur âme dans l’au-delà. A.C.E. se compose de plusieurs centaines de feuilles qui regroupent non seulement des dessins architecturaux mais aussi des poèmes, biographies de saints et fragments de son journal intime.

A.C.M.

1951 . hargicourt . france

2023 . hargincourt . france

ACM.1491

ACM.1492  ACM.1087

Enfant d’une grande timidité, Alfred Marié s’oriente vers le métier de peintre en bâtiment. Incité par un ami, il entre en 1968 à l’Ecole régionale supérieure d’expression plastique de Tourcoing, qu’il quitte au bout de cinq ans, détruisant alors les travaux qu’il y a réalisés. En 1974, il rencontre Corinne, qui devient sa compagne et un soutien nécessaire à son œuvre ainsi qu’en témoigne le nom d’artiste qu’il adopte : A.C.M. – Alfred Corinne Marié. Au bout de deux ans d’errance, le couple s’installe dans la maison familiale d’Alfred, à l’abandon depuis plusieurs années. Tout en la reconstruisant, A.C.M. reprend son travail artistique et investit l’atelier de son père, un ancien tisserand. Il sélectionne d’abord des pièces extraites de vieilles machines à écrire, réveils, transistors, ou composants électroniques, fils électriques, etc., puis, après les avoir nettoyés, il les métamorphose à l’acide et les oxyde pour les assembler par collage. Il bâtit ainsi des architectures, sortes de cathédrales ou de bateaux, des labyrinthes peuplés de miroirs.