Fumihiro Endo vit à Fukuoka. A 20 ans, il commence à développer une passion pour des livres qu’il fait à la main. Il fabrique d’abord des magazines miniatures qu’il nomme « Maboroshi-magajin nansensu » (magazine de fantômes dérangés), chacun illustrés de mangas, d’extraits de romans, de découpages d’actualité etc. Il en produit 99 en 2 ans. Quelques années plus tard, il poursuit ses éditions par un roman basé sur l’histoire de ses collègues de la société de vente de médicaments en gros dans laquelle il travaille. Plus tard, il commence à produire ce qu’il nomme « Kanren Moso » (délires associatifs), des recueils de sa vie au quotidien ; y sont compilés des documents imprimés tels que ses reçus de restaurant, des coupures de photos de célébrités, des livrets de films, tout ce qui nourrit ses journées et ses passions. Il associe tous ces éléments pour créer des histoires originales. Il voue un culte à Nobumasa Kushino (directeur de la galerie Kushino-Terrace) et le suit dès qu’il le peut en témoignant dans ses livres, à travers des collages de photos, prospectus etc. de cette relation qui lui est chère. Marié puis divorcé, il vit aujourd’hui seul et travaille dans un supermarché.
A.C.M.
Enfant d’une grande timidité, Alfred Marié s’oriente vers le métier de peintre en bâtiment. Incité par un ami, il entre en 1968 à l’Ecole régionale supérieure d’expression plastique de Tourcoing, qu’il quitte au bout de cinq ans, détruisant alors les travaux qu’il y a réalisés. En 1974, il rencontre Corinne, qui devient sa compagne et un soutien nécessaire à son œuvre ainsi qu’en témoigne le nom d’artiste qu’il adopte : A.C.M. – Alfred Corinne Marié. Au bout de deux ans d’errance, le couple s’installe dans la maison familiale d’Alfred, à l’abandon depuis plusieurs années. Tout en la reconstruisant, A.C.M. reprend son travail artistique et investit l’atelier de son père, un ancien tisserand. Il sélectionne d’abord des pièces extraites de vieilles machines à écrire, réveils, transistors, ou composants électroniques, fils électriques, etc., puis, après les avoir nettoyés, il les métamorphose à l’acide et les oxyde pour les assembler par collage. Il bâtit ainsi des architectures, sortes de cathédrales ou de bateaux, des labyrinthes peuplés de miroirs.






