Très jeune Egidio Cuniberti rentre chez Fiat à Turin dans les ateliers de fonderie. A 24 ans, à la suite d’une chute de vélo il est opéré en urgence d’une hémorragie cérébrale. Cette opération lui laisse de nombreuses séquelles : migraines, crises d’épilepsie et insomnies.
En 1971 il doit arrêter de travailler. A cette époque il commence à ramasser des déchets dans la rue et les assembler pour fabriquer des meubles, des sculptures et des tableaux. Il se sert de caisses de fruits et légumes pour la structure de ses meubles, qu’il habille de marqueteries constituées de petits bâtons de glaces industrielles, de cuillères en plastique, de morceaux de bois qu’il peint et colle entre eux. Il a réalisé 130 pièces environ, des meubles dont certains dépassent les 2 mètres, des tableaux et des totems.
A partir de 2002 sa santé décline, sa sœur prend alors soin de lui jusqu’à son décès.
A.C.M.
Enfant d’une grande timidité, Alfred Marié s’oriente vers le métier de peintre en bâtiment. Incité par un ami, il entre en 1968 à l’Ecole régionale supérieure d’expression plastique de Tourcoing, qu’il quitte au bout de cinq ans, détruisant alors les travaux qu’il y a réalisés. En 1974, il rencontre Corinne, qui devient sa compagne et un soutien nécessaire à son œuvre ainsi qu’en témoigne le nom d’artiste qu’il adopte : A.C.M. – Alfred Corinne Marié. Au bout de deux ans d’errance, le couple s’installe dans la maison familiale d’Alfred, à l’abandon depuis plusieurs années. Tout en la reconstruisant, A.C.M. reprend son travail artistique et investit l’atelier de son père, un ancien tisserand. Il sélectionne d’abord des pièces extraites de vieilles machines à écrire, réveils, transistors, ou composants électroniques, fils électriques, etc., puis, après les avoir nettoyés, il les métamorphose à l’acide et les oxyde pour les assembler par collage. Il bâtit ainsi des architectures, sortes de cathédrales ou de bateaux, des labyrinthes peuplés de miroirs.






